Projets des 20 villes moyennes lauréates
Résumés.
Pour en savoir plus, vous trouverez sur le site www.villesmoyennestemoins.fr des fiches de synthèse par ville.
Enseignement supérieur
Albi
Les unités d’enseignement supérieur présentes sur l’agglomération d’Albi accueillent 4500 étudiants, dont l’Ecole des Mines et le Centre universitaire de formation et de recherche Champollion, mais connaissent une phase de stagnation de la population étudiante. L’expérimentation a pour objectif de déterminer les leviers permettant d’accompagner le développement de l’enseignement supérieur. Les travaux des groupes se centreront notamment la recherche de « ciblages » de l’offre de formation, le projet technopolitain (Albi Innoprod), les conditions de vie des étudiants et la mobilisation des réseaux. La démarche en est actuellement au stade du démarrage, notamment de repérage des acteurs à associer dans les groupes de travail.
Auch
Le territoire de la communauté de communes auscitaine accueille aujourd’hui 1000 étudiants, dans différentes filières en lien et complémentarité avec les autres sites de Midi-Pyrénées. Pour conforter l’attractivité du territoire, l’enjeu est de développer l’emploi local via le renforcement du pôle d’enseignement supérieur et de recherche. L’expérimentation permettra d’explorer trois questions : une spécialisation sur la problématique des risques (environnement, alimentaire…), le développement de la recherche (agrobiologie, géomatique, sécurité alimentaire) et l’amélioration de la qualité de vie étudiante. Ces axes de travail interrogent notamment la place d’Auch dans le PRES toulousain. L’expérimentation a débuté, la fin de la première phase d’expression d’une vision stratégique est prévue pour mars 2008.
Bourges
L’agglomération de Bourges accueille aujourd’hui 3600 étudiants. L’expérimentation permettra d’aborder les questions de l’adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins des entreprises, par la mise en place de démarches de filière et de travailler sur la notion d’attractivité du territoire. L’objectif premier de l’expérimentation sera de mettre en place une gouvernance entre les instituts de formation et le monde économique. Le démarrage de la démarche est prévu pour avril, lorsqu’un bureau d’études aura été sélectionné.
Mâcon
L’agglomération mâconnaise accueille 1200 des 26000 étudiants bourguignons, les étudiants s’orientant prioritairement sur les universités de Bourgogne et de Lyon. C’est pourquoi la communauté d’agglomération souhaite développer des réflexions et des partenariats dans une optique de complémentarité et de cohérence entre les offres des différents territoires. L’expérimentation permettra, par la mise en place d’une gouvernance avec les deux universités de référence, l’élaboration d’une stratégie de développement, une réflexion sur le site universitaire, la vie étudiante, et le lien avec l’innovation. On dispose déjà d’un diagnostic, et un bureau d’études vient d’être sélectionné comme appui à la démarche.
Montbéliard
Le projet proposé par la Communauté d’agglomération de Montbéliard est centré sur la problématique de l’immobilier universitaire. Les collectivités locales interviennent en effet depuis plus de 10 ans auprès des universités et des structures de recherche pour la construction ou la mise à disposition de bâtiments. L’enjeu est ici d’optimiser et rationaliser les moyens investis pour la gestion du patrimoine immobilier des universités en garantissant l’attractivité du site universitaire. L’expérimentation permettra au travers de la négociation, d’identifier de nouvelles modalités de gestion du patrimoine immobilier universitaire, en référence au nouveau contexte législatif (loi de 2007 sur l’autonomie des universités)
Roanne
L’objectif du Grand Roanne est de développer l’attractivité de l’offre de formation d’enseignement supérieur. Une gouvernance a déjà été mise en place en amont de la démarche « 20 Villes moyennes témoins ». L’enjeu de l’expérimentation sera de réfléchir sur deux points principaux : d’une part, la spécialisation par la structuration de la filière santé (du BAC au Master 2) et d’autre part, l’ouverture du territoire à de nouveaux partenariats avec les universités de Lyon et Saint Etienne. La mise en place des groupes de travail et le choix d’un bureau d’études devraient s’opérer rapidement.
Saint-Brieuc
Les universités de Rennes 1 et Rennes 2 disposent d’antennes sur le territoire de Saint Brieuc, mais les unités de formations sont éparpillées et un manque de coordination crée par exemple des doublons. Les enjeux de l’expérimentation sont de susciter une coordination entre les différentes unités de formation, d’expliciter le rôle des collectivités locales, et à l’échelle du territoire, de mettre en place des indicateurs afin de mieux connaître l’insertion professionnelle. La démarche est engagée et le diagnostic a déjà été validé par les acteurs associés à la démarche.
Troyes
Troyes rassemble 8000 étudiants ce qui implique des problématiques situées entre celles d’une métropole et d’une ville moyenne. L’enjeu de cette expérimentation est de mettre en relation enseignement supérieur et développement économique et de réfléchir aux partenariats à développer dans une optique de spécialisation. Il s’agit également de valoriser la présence de l’Université technologique en favorisant les processus d’insertion des diplômés et le transfert technologique.
Santé
Castres-Mazamet
L’agglomération de Castres-Mazamet se positionne clairement comme un territoire de e-santé en appui à la métropole toulousaine. Il s’agit de faire de la santé un service à la population et un levier de développement économique local. L’expérimentation est ici un moyen d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie. Les enjeux sont de trois ordres : inventer une nouvelle gouvernance dans la perspective de la réalisation du nouveau Centre hospitalier intercommunal, renforcer les coopérations entre recherche et monde économique, enfin, améliorer le transfert des informations par l’utilisation des TIC, point qui sera essentiel dans la réflexion. Les groupes de travail et le comité de pilotage seront mis en place en mars 2008, lorsque le choix d’un bureau d’études aura été acté.
Boulogne
L’inscription de la communauté d’agglomération de Boulogne dans la démarche proposée par la DIACT reflète la volonté politique de faire de l’agglomération un « pôle d’excellence santé ». L’expérimentation permettra de réfléchir collectivement sur deux projets : la mise en place d’une 1ère année de médecine de qualité pour les étudiants « locaux », le lien entre prévention et soin avec un projet de Maison de la santé. La démarche débute, une consultation auprès de bureaux d’études a été lancée.
Accessibilité et transport
Montauban
Montauban est situé dans l’aire métropolitaine de Toulouse. Deux projets de l’Etat, d’envergure nationale, vont impacter l’accessibilité de l’agglomération de Montauban : la ligne LGV Toulouse-Montauban-Bordeaux-Paris et le grand contournement autoroutier de Toulouse d’ici 2015/2020. L’enjeu est de construire un projet de développement urbain local, à partir de ces grands projets nationaux, pour conforter le rayonnement et le développement de l’agglomération. La démarche en est au stade de lancement d’une consultation auprès de bureaux d’études.
Le Puy-en-Velay
L’agglomération du Puy-en-Velay a défini en 2002 un projet de territoire faisant de la culture et du tourisme des facteurs de développement économique. Ce projet repose sur le constat d’une ouverture croissante vers la région Rhône-Alpes. Mais l’offre de transport actuelle n’est pas adaptée à une clientèle touristique. L’expérimentation se centrera sur trois thématiques de travail : l’accessibilité longue distance, l’accessibilité interrégionale et enfin, la multimodalité à l’échelle locale. La réunion de lancement a lieu le 7 février 2008, pour un démarrage du travail des groupes en avril.
Renouvellement des centres urbains
Châlons-en-Champagne
La communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne a défini un projet de renouvellement urbain, le « Projet urbain Rive Gauche » pour, d’une part, contrer la fuite résidentielle en périphérie et d’autre part, réduire les fractures urbaines auxquelles elle est confrontée. La gare est un élément structurant pour construire une centralité d’agglomération. L’expérimentation permettra, par une meilleure gouvernance, de mettre en cohérence les différentes échelles territoriales, du quartier à l’agglomération.
Creil
L’agglomération de Creil, fortement sous influence de l’Ile-de-France, propose un projet de renouvellement urbain par aménagement d’un quartier central géographiquement à l’échelle intercommunale, quartier dans lequel se situe précisément la gare. La discussion avec les grands opérateurs de l’Etat (SNCF, RFF) est cependant rendue difficile par la multiplication des périmètres d’intervention (Ile de France, Picardie). L’objectif de la démarche est donc de susciter une gouvernance et de réfléchir conjointement sur les fonctions de centralité (rôle des équipements, notamment scolaires, de la gare, développement économique…) et les moyens de la mettre en œuvre.
Lens-Liévin
Située au sein de l’aire métropolitaine lilloise, l’agglomération de Lens-Liévin souhaite inscrire sa démarche dans le respect des principes du développement durable, adossé à trois projets de centralité majeurs : le Louvre à Lens, le Stade de Liévin et l’Ecopole. L’objectif de l’expérimentation est d’approfondir la notion d’économie énergétique sur la longue durée, depuis la construction jusqu’à la formation d’« éco-habitants », cela dans le cadre d’un projet de renouvellement urbain prenant la forme d’un éco-quartier.
Saint-Omer
La démarche initiée par la commune et la Communauté d’agglomération de Saint-Omer part du constat de la difficulté de mettre réellement en œuvre nombre de documents en matière de renouvellement urbain. Le secteur appelé « Bas de la ville », dans lequel se trouve la gare, est en déshérence et fait donc d’objet d’un projet de renouvellement. Ce projet a mis en lumière la difficulté de travailler sur la notion de centralité dans une logique d’agglomération. L’expérimentation doit permettre, entre autres, de spécifier une gouvernance sur les problématiques de renouvellement urbain, ce qui permettra de mieux appréhender et mettre en œuvre les notions de « renouvellement urbain » et de solidarité (entre la ville centre et son agglomération) au niveau local. Enfin, il s’agira de définir une ingénierie opérationnelle locale pour le montage de projets urbains.
Saumur
L’implantation d’un centre commercial à dix minutes du centre-ville a impulsé une volonté de revitalisation du centre-ville, soutenue notamment par les commerçants. Il s’agira de travailler sur les notions de centralité et de mixité des fonctions urbaines, en partant des fonctions commerciales, et en élargissant la palette notamment vers le développement touristique et patrimonial.
- Travaux du groupes de réflexion "villes moyennes" (2004-2005)
- Appel à expérimentation
- Projets des 20 villes moyennes lauréates
- Rapports finaux de l’expérimentation « 20 villes moyennes témoins »
- 1ère Rencontre nationale des villes moyennes
- Le 24 juin, la rencontre nationale des villes moyennes sera consacrée à l’apport des villes moyennes à l’excellence nationale
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