13 mars 2013 (mis à jour le 15 mai 2013)

Le Nouveau Grand Paris est un projet d’aménagement à l’échelle de l’agglomération parisienne. Il a vocation à améliorer le cadre de vie des habitants, à corriger les inégalités territoriales et à construire une ville durable.
8,5 millions de voyageurs empruntent quotidiennement les transports
en commun en Île-de-France. Alors qu’elles accueillent sur 10 % du
réseau près de 40 % du trafic national, les infrastructures ferroviaires
d’Île-de-France ont besoin d’être modernisées et développées pour faire
face à l’augmentation importante du trafic (21 % en dix ans).
Le gouvernement et les collectivités territoriales portent ensemble
la réalisation d’un ambitieux projet de modernisation et de
développement des transports en Île-de-France, qui articule de manière
cohérente les besoins de modernisation et d’extension du réseau
existant, et la réalisation de nouvelles lignes de métro automatique :
c’est le Nouveau Grand Paris.
C’est un enjeu de qualité de vie en Île-de-France,
pour que les conditions d’exploitation du réseau soient plus fiables,
plus confortables, et apportent une meilleure qualité de service aux
usagers. À moyen terme, 90 % des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare. Et le temps de transport quotidien, qui n’a cessé d’augmenter pour atteindre 1h20, contre dix minutes il y a 60 ans, redeviendra un temps raisonnable.
C’est un enjeu de solidarité
au sein de la région, par le désenclavement des territoires les plus
pauvres de l’Île-de-France, qui ont besoin d’un accès facilité aux zones
d’emploi.
C’est un enjeu d’attractivité de l’Île-de-France et de la France, car le développement équilibré de la région capitale est un sujet d’intérêt national.
C’est un enjeu d’emploi,
avec environ 15 000 emplois induits chaque année par les travaux, puis
plus encore, une fois les projets mis en service, grâce à une meilleure
efficacité du système métropolitain qui bénéficiera à toutes les
entreprises.
Comment penser l’aménagement d’un territoire de 12 millions
d’habitants et qui représente près du tiers du produit intérieur brut
français ? C’est le défi que pose le Grand Paris, un projet urbain,
social et économique. Concrètement, l’idée repose sur la rénovation et
le développement d’un réseau de transport public de voyageurs pour la
région Île-de-France. Et sur ce tracé de transport, vont pouvoir émerger
de véritables projets urbains, de nouveaux quartiers accueillant des fonctionnalités
multiples, logements et activité économique, pôles universitaires et
équipements culturels, en particulier autour de ces lieux stratégiques
et structurants que sont les gares. Il s’agit tout à la fois de faire émerger des pôles d’activités et d’imaginer un rééquilibre du territoire francilien
en faveur des quartiers isolés et enclavés. Le Nouveau Grand Paris,
c’est une certaine idée de la solidarité, c’est l’image de l’égalité des
territoires. Il faut redessiner
la région dans la logique d’un meilleur équilibre entre l’est et
l’ouest, entre Paris et sa banlieue, entre territoires riches et
pauvres.
Le Grand Paris a également vocation à penser la ville de demain,
durable, inventive et solidaire. Il fera de l’Île-de-France une
métropole du XXIe
siècle attractive. S’inscrivant dans la durée, à l’horizon 2030, cette
métropole devra prendre en compte la lutte contre le dérèglement
climatique. Une ville durable consomme moins et mieux, elle est le lieu
de la sobriété, de la protection des espaces naturels et de
l’amélioration du cadre de vie.
L’avenir soutenable, c’est aussi une
ville dense, qui intègre l’idée de la proximité et de l’accès facilité
aux services essentiels. Dans cette optique, le rapprochement entre lieu
de travail et lieu d’habitation est un objectif prioritaire s’agissant
d’une région dans laquelle les habitants passent une partie importante
de leur temps dans les transports. De même, la construction de 70 000
logements par an reste un impératif, dans sur un territoire où il est si
difficile de se loger à prix accessible.
Le Grand Paris doit être
utile avant tout aux habitants. C’est pour cette raison que les projets
reposent sur une association étroite de tous les Franciliens,
des élus, des collectivités locales. Ce sont les habitants qui donnent
vie et forme à un territoire, ils en sont la matrice. La ville durable
est une ville pensée par et pour ses habitants.